Des syndicalistes témoignent

L’empowerment en entreprise : deuxième séquence

Une première réunion nous avait permis de mettre l’organisation du travail au centre de la réflexion. Le témoignage de l’action engagée dans un groupe papetier illustrait l’intérêt de permettre aux salariés de « prendre la main » sur leur activité. Mais de nouvelles orientations stratégiques du groupe brisent cet élan, sans que le management de l’entreprise, ni les organisations syndicales ne puissent résister à ces orientations.

Le témoignage de deux représentants régionaux de l’Union Régionale CFDT a ouvert le débat sur les approches territoriales de diagnostic partagé entre représentants de directions d’entreprises et de syndicats de salariés, avec l’appui de médiateurs ou experts.

La prise de conscience de l’urgence de s’adapter à un contexte en forte mutation pousse les organisations syndicales et les employeurs à se projeter vers de nouvelles façons de travailler ensemble.

Des dispositifs collectifs de gestion prévisionnelle des emplois et compétences (GPEC) permettent d’orienter des projets de formation, de sécuriser les parcours, de développer des pratiques d’entretiens individuels, de mettre en place des groupements d’employeurs, par exemple pour faire des offres commerciales à l’export.

A l’appui d’un dialogue social, orienté par des intérêts partagés et renforcé par des formations communes, on peut créer localement un climat de confiance dans une perspective qui dépasse les classiques positions strictement revendicatives ou de résistance.

Du débat qui a accompagné cette présentation, ressortent plusieurs questions :

  • Le risque d’un rôle des syndicats : relais ou écran par rapport aux salariés ?
  • La difficulté à décliner des perspectives territoriales à en mesurer l’impact au niveau des entreprises
  • Les intérêts divergents des parties intéressées, notamment entre différents syndicats
  • La multiplicité des instances et des expertises mobilisées est peu déchiffrable par le salarié
  • La loi sur le dialogue social donne-t-elle lieu à la même interprétation entre patronat et syndicats ?
  • Les syndicats n’étaient pas assez préparés quand les expériences des lois Auroux et des comités de bassins d’emploi des années 1980 ont proposé ces types d’expériences
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