Travail et pouvoir d’agir

L’exercice des libertés et leur accroissement contribuent au développement humain. Cette perspective concerne non seulement la vie des citoyens de manière générale mais également le cadre de leur activité professionnelle, et ceci quel que soit leur statut. Chacun d’entre nous a à sa disposition des possibilités d’action qui le caractérisent, qu’il en fasse usage ou non. Le fait de disposer de ces capacités (savoir faire quelque chose, éventuellement de différentes manières) et de pouvoir ou non les mettre en œuvre (possibilité réelle), reflète la nature des compromis que les individus sont susceptibles de faire (autonomie relative).

Alors qu’en France les travailleurs, accordent une grande importance au travail, ils s’en plaignent de plus en plus. Certes, le niveau de précarité, les relations sociales tendues, le déficit de reconnaissance, la crainte du chômage, la dégradation de certaines conditions de travail et leurs effets sur la santé, expliquent en partie cette dissonance.

Le discours managérial fait de plus en plus de place à la question du pouvoir d’agir qui serait un gage de performance de l’entreprise. Mais qu’en est-il réellement de la place laissée au pouvoir d’agir des salariés ? Entre prescriptions, injonctions, normes, à quel moment les travailleurs peuvent-ils influencer ou réguler ce qui a une réelle importance pour eux ?

La compréhension des contradictions entre la prescription du travail, utile comme repère mais souvent trop précise et contraignante, et les attentes, légitimes mais croissantes en termes de résultats quantitatifs et qualitatifs, peut contribuer à cette compréhension.

  • Pour l’entreprise, le travail est l’ensemble des moyens organisés et des résultats attendus de l’activité des travailleurs.
  • Pour les travailleurs, c’est la manière dont ils font usage de leurs capacités non seulement pour satisfaire l’entreprise en contrepartie de leur rémunération associée au lien de subordination, mais aussi pour s’accomplir, se construire dans le travail, s’y développer.

Le pouvoir d’agir des salariés sur la manière de réaliser leur travail est donc central pour satisfaire leurs propres attentes comme celles de l’entreprise.

Cette question a été débattue à trois reprises, d’une part lors des rencontres mensuelles d’Agir Café et plus récemment lors d’un Café-Débat, le 7 janvier 2017, dans le cadre de l’évènement « Démocratie : rêver, penser, agir », organisé par la bibliothèque municipale de Lyon. On peut retrouver une synthèse de cet événement sur le blog Médiapart.

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