S’engager pour que vive la démocratie

product_9782070147298_195x320A l’heure de la prolifération des intégrismes, des fascismes, des populismes, la pérennité démocratique peut devenir une illusion.
C’est le risque que pointe Cynthia Fleury au travers de ses ouvrages : Les irremplaçables, Les Pathologies de la Démocratie, la Fin du Courage
S’engager, c’est créer une responsabilité pour chacun d’entre nous et faire en sorte que nos destins individuels alimentent un destin plus collectif.
Pour l’auteure, le processus d’individuation et la démocratie fonctionnent comme les deux faces d’une même réalité. les relations horizontales prennent le pas sur la verticalité, les relations consenties sur celles imposées.
L’Etat de droit produit les conditions d’émergence des individus, mais à la condition d’être revitalisé, ré inventé, réformé par des sujets libres.
Si l’Etat n’est qu’une réalité formelle, alors il peut entraîner une déception et être mis en danger.
Le néolibéralisme défigure l’Etat de droit. Il dé-singularise les citoyens qui deviennent des entités interchangeables. Chacun peut en faire l’expérience à travers les phénomènes de captation, de rationalisation, de rentabilité dans des domaines aussi divers que la finance ou la consommation.
Seuls des sujets individués se soucient de sa protection et non pas les sujets aliénés. Si le sujet individualiste est passionné par lui-même, autocentré, replié, le sujet individué met en place un regard sur le monde extérieur déploie une assise qui lui permet d’entrer en relation avec le monde extérieur.
L’enjeu, pour le citoyen, n’est pas de devenir une personnalité, il est d’abord relationnel, il s’agit de se décentrer pour se lier aux autres, au monde, pour lutter contre l’entropie démocratique, ce fossé qui se creuse entre principes et pratiques.
L’auteure montre que c’est le courage qui permet d’articuler l’éthique et le politique, qui contribue à protéger les sujets et réguler les sociétés. Ce courage, dans la vie de tous les jours, peut conduire à endurer, à rompre, à quitter son travail quand il devient insupportable.
L’éducation fait partie des projets démocratiques. Il s’y joue, sous condition de travail et de discipline, l’attention, l’autonomisation, l’émancipation, la conscience critique. C’est dans cet espace que surgissent les prémisses de l’individuation.
Cette autonomie accrue implique de nouer des liens avec d’autres pour exister socialement.

La vie associative peut devenir le point de rencontres, parfois transitoires, de trajectoires diverses réunies le temps d’une cause commune.

Agir Café vous offre cette opportunité