Octobre 2017

Agir Café, 5 ans d’action et de réflexion autour des initiatives citoyennes

Dominique a réalisé un bref bilan de nos actions, au regard des objectifs que nous nous étions fixé en 2012.

Bien qu’Agir Café soit resté un collectif informel, avec un public à géométrie variable, il a vécu régulièrement au rythme de ses réunions et dans l’accompagnement de nombreuses envies d’agir. Le site internet entretenu par François s’est donné pour enjeu de garder la mémoire de nos actions et de capitaliser une connaissance relative à notre thème central de préoccupation : l’empowerment.

Du tour de table effectué, il ressort que la question de la capacité d’agir des citoyens est plus que jamais d’actualité.

Elle se traduit par la multiplicité des lieux de débat sur ce sujet (développement d’UP à Lyon, d’Asterya à Paris, d’Anciela, la Myne à Villeurbanne…) et sur le plan institutionnel par un questionnement autour de la démocratie locale et de ses formes instituées ou non.

Il y a bien un espace particulier d’émergence de projets, souvent longs et complexes, à la fois pour leur caractère collectif, généralement sans moyens, à la recherche d’expertises difficiles à rassembler et qui trouvent difficilement leur chemin dans une société aux rouages illisibles…

La question de l’accompagnement, du soutien, de la participation à de telles envies d’agir est une des pièces de la transformation sociale que nombre des initiatives souhaiteraient accomplir, et dont on ne sait pas mesurer l’aboutissement : peut-être considérer l’empowerment plus comme un processus, plutôt que comme un résultat ? Difficile dès lors de savoir si l’investissement d’Agir Café auprès des porteurs d’initiatives est simplement (et néanmoins fondamentalement) d’écoute et de reformulation, ou s’il suppose un engagement au long cours dans les initiatives concernées (à l’exemple des Rip ou d’Appssolu).

Elements de discussion

Le foisonnement des initiatives, la dispersion des acteurs et des actions autour d’objets pourtant très proches sont-ils à combattre ? Plutôt que de chercher à rassembler, doit-on essayer de coordonner ? de faire connaître ce que font les uns et les autres, dans une logique coopérative de réseau ? Peut-on réussir à avoir un poids collectif autour d’événements ? L’initiative que nous avons prise en aval de la conférence de Pierre Rosanvallon en 2016 nous a montré la difficulté à « mobiliser les autres » dans la durée, c’est à dire les quelques 15 acteurs associatifs intéressés. Aujourd’hui, Agir Café est pratiquement seul à poursuivre l’action de mise en valeur d’initiatives citoyennes que nous porterons à l’occasion d’un prochain événement.

Nombre d’initiatives de regroupement existent, et les élus s’en préoccupent…On en trouve des traces dans les actions du conseil de développement du Grand Lyon en 2016, et l’événement qu’organisent la ville de Lyon et la métropole les 23 et 24 Novembre pour un festival des solidarités à Lyon. (*info découverte après notre réunion) .

Des formats originaux se dessinent en dehors du champ intellectuel classique de nos mobilisations : La Myne à Villeurbanne, manufacture d’idées nouvelles, est un lieu de créativité artistique et technique, de même que l’envie d’agir pour créer un GR urbain à vocation poétique et artistique, et des « fablabs » jouent sur d’autres cordes.

Agir Café est interpellé à plusieurs titres :

  • Dans ses modes de fonctionnement, qui ont créé une « manière de penser et de faire », qui inclut fortement les plus proches et risque d’exclure les non initiés
  • Dans ses modes de communication, son site, son absence sur les réseaux sociaux
  • Sa capacité à apporter ses convictions, les résultats de son expérience, son énergie chez les autres, en appui de ce qui constitue leur raison d’être
  • Le renouvellement de ses acteurs, au bureau comme dans les participants à nos réunions et dans les projets que nous accompagnons

L’expérience des RIP (raconteurs d’itinéraires professionnels), est intéressante à valoriser à cet égard.

Publicités