L’approche du collectif des envies d’agir

Le chemin est souvent long et sinueux quand il s’agit de traduire une intention d’agir en un projet défini. Nous savons qu’il est difficile d’exposer une idée, d’argumenter pour en défendre l’originalité, de délibérer au sein d’un groupe, ou de convaincre des partenaires. Aussi, pensons-nous que le processus de construction d’un projet d’empowerment contribue à donner du sens, autant parfois que son résultat. Notre action, et le choix des envies d’agir que nous accompagnons sont guidés par quelques lignes directrices :

1. La cohérence du projet avec l’esprit de l’empowerment, c’est-à-dire sa contribution au développement des capacités des citoyens et de leur pouvoir d’action. Le projet doit leur offrir un potentiel de transformation afin de mieux prendre en main, avec d’autres, leur vie, leur travail, leur avenir, leur environnement

2. Le projet s’adresse aux personnes habituellement éloignées des décisions ou projets publics qui les concernent dans leur vie quotidienne : les « sans voix », les citoyens passifs, les déçus de la politique, les personnes qui ne possèdent pas les codes du langage expert

3. Le projet leur permet de développer des formes d’intelligence collaborative, en associant les citoyens, en favorisant les possibilités de confrontation des idées et des pratiques pour la recherche de solutions collectives

4. Le projet s’inscrit dans la perspective d’une société plus juste, équitable et plus démocratique, c’est-à-dire s’appuyant sur une capacité des citoyens à agir collectivement dans l’intérêt du plus grand nombre, et dans le respect de la déclaration des droits de l’Homme, de la laïcité et de l’égalité

5. Le projet favorise l’expression de besoins latents et les envies d’agir pour la transformation de l’environnement. Il s’attache à faire une place centrale à la maîtrise d’usage des citoyens, à leur créativité, à la prise en compte de leurs attentes, de leurs rêves ou de leurs refus d’une part, et de leur expérience et connaissance d’usagers d’autre part

6. Au-delà de la création individuelle d’emplois, les éventuels aspects économiques liés au projet dépassent le profit personnel par un partage des bénéfices, et s’inscrivent dans le cadre de l’économie sociale et solidaire ; l’accompagnement de projets portés par des groupes privés est exclu

7. Le projet organise sa dissémination.

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