Principes sur lesquels s’appuient les témoignages

Nos témoignages s’appuient sur les idées suivantes

  • Personne ne fait le même métier toute sa vie : nous changeons tous de métier, et le plus souvent d’employeur, au fil du temps. La succession de ces métiers constitue un itinéraire professionnel qu’on peut vivre comme une série de surprises plus ou moins désagréables, ou au contraire concevoir comme un voyage où nos envies doivent jouer un grand rôle. Il est donc toujours intéressant « d’avoir un coup d’avance » dans l’imagination du futur parcours: « Ce que j’aimerais faire, c’est … »
  • A chaque métier, on se forme : l’apprentissage dure donc toujours et tout au long de la vie. La formation initiale est comme la première marche d’un escalier qui en compte beaucoup : rater cette première marche peut gêner le début du parcours professionnel mais ne l’empêche pas ! Et le niveau des diplômes ne dit rien sur la hauteur de l’escalier qu’on parcourra…
  • l ne faut pas s’arrêter à ce qu’on croit savoir de tel ou tel métier : les contenus, les pratiques, les conditions d’accès font souvent l’objet de représentations fausses, alors qu’ils recouvrent une diversité infinie… Ainsi tous les métiers sont ouverts en 2014 aux hommes et aux femmes (femme pompière et homme sage-femme). Avant d’y renoncer, il faut s’informer soigneusement sur le métier qu’on aimerait exercer et rencontrer des personnes qui le pratiquent. Et on aura tout loisir de réinventer « son » métier…
  • Pour autant, nos goûts ne gouvernent pas tout et il faut savoir passer des compromis : on ne réussit que rarement à obtenir du premier coup le poste convoité. Et parfois même, on ne l’obtient jamais…
  • Enfin, il faut être conscient que tous les métiers demandent des compétences et que celles-ci proviennent soit de la formation, soit de l’apprentissage, et donc toujours du travail !
  • Le métier que l’on exerce est important, mais il n’occupe qu’un tiers de la « vie éveillée ». Les deux autres tiers sont occupés par la vie familiale et sociale (associative, sportive, culturelle, politique, syndicale, …). 70 % des recrutements se faisant sans annonce, à travers les réseaux de relation sociaux et familiaux, cela signifie que la vie sociale outre le plaisir qu’elle peut procurer, est en constante interaction avec la vie professionnelle.
  • Les savoirs qu’apporte une formation sont relativement explicites et c’est souvent uniquement sur la base de ces savoirs que s’effectue un recrutement. Mais le poste sur lequel on est recruté demande très souvent aussi des qualités moins faciles à expliciter par l’entreprise : « sens du contact », « capacité à coopérer », … autant d’expressions forcément un peu vagues qui décrivent des dispositions qui sont indépendantes de la « réussite » scolaire et qui permettent à quelqu’un d’être à l’aise face aux sollicitations de son métier, quand elles se révèlent… Sinon, il faut s’interroger et ne pas hésiter à changer de métier ou d’entreprise !
  • Et donc, l’entreprise choisit son employé(e)… mais l’employé(e) choisit aussi son entreprise… On a le droit de choisir son métier, mais aussi de sélectionner son entreprise et d’en changer…. Certes la France compte 3.5 millions de chômeurs, mais elle compte d’abord 26 millions d’emplois, et chaque année 1.6 million de recrutements sont effectués…
  • D’une façon générale, nos récits apparaitront comme ceux de personnes éprouvant un minimum de confiance en eux-mêmes : nous voulons témoigner que cette confiance a été construite au fil du temps et de nos parcours professionnels, à chaque nouvelle étape professionnelle franchie sinon réussie. Nous souhaitons que nos témoignages permettent aux jeunes d’avoir également confiance en eux devant la vie professionnelle qui les attend !

Ce que ne sont pas nos témoignages

  • Ni une explication de tel ou tel métier : nous ne remplaçons ni les présentations de leurs métiers par des professionnels, ni les salons d’aide à l’orientation, ni les dossiers explicitant les choix possibles
  • Ni un conseil personnalisé à tel ou tel jeune sur l’orientation qu’il doit prendre

De plus nous souhaitons bien sûr intervenir en relation avec le chef d’établissement ainsi qu’avec le conseiller d’orientation

Chacune de de nos interventions est organisée spécifiquement selon les attentes et les circonstances

  • L’association peut intervenir à la demande d’un collège, d’un lycée, d’un établissement d’enseignement supérieur, public ou privé.
  • Chaque intervention fait l’objet d’une préparation entre un représentant de l’association et le chef d’établissement, ou un professeur, ou le conseiller d’orientation, pour cadrer les objectifs et les moyens d’une rencontre. Certains des jeunes devant être rencontrés peuvent être intégrés à cette préparation.
  • Avant chaque intervention, l’équipe enseignante est invitée à faire réfléchir ses élèves sur les thèmes suivants utilisés lors des interventions des raconteurs :
    • En quoi consiste l’ouverture au monde et est-elle utile dans la vie professionnelle ?
    • Qu’est-ce que la vie sociale et a-t-elle un rapport avec la vie professionnelle ?
    • Quel est l’intérêt pour la vie professionnelle de construire et d’entretenir un réseau d’amis, de relations, de connaissances ?

Le format d’une intervention dans un établissement est d’une durée de 2 heures

  • Plusieurs raconteurs ou raconteuses proposent une diversité de récits
  • Les interventions sont organisées de la manière suivante
    • Le groupe de jeunes est divisé en sous-groupes d’une dizaine d’élèves maximum, dans des lieux distincts pour une durée maximum de 40 minutes
    • Chaque session est animée par un raconteur ou une raconteuse qui  décompose son récit en séquences courtes, à l’issue desquelles il donne la parole aux jeunes pour des questions et réactions
    • Au bout de 40 minutes les raconteurs changent de sous-groupe  pour une nouvelle session
  • De cette façon une intervention de deux heures permet à chaque sous groupe de participer à deux récits

Le but de ces rencontres est d’inciter les jeunes à poser, et à se poser, des questions nouvelles : « mais pourquoi… ? ». De manière à désinhiber la parole des jeunes, le raconteur ou la raconteuse anime sa session sur un mode participatif et non-hiérarchique : les questions-réponses se font en pratiquant un tour de parole. Un seul raconteur ou raconteuse est présent avec un groupe. Toutefois un membre de l’établissement ou un raconteur peuvent observer la session en restant à l’écart du cercle.

Les modalités des interventions restent souples, voire à la carte : nous acceptons d’étudier toute forme particulière.

Nos interventions sont gratuites mais le remboursement des frais est demandé pour tout déplacement hors Lyon

Contact mailto :raconteursitinerairesprof@gmail.com

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