Les p’tites bulles en couleurs

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Apprendre : un droit, une  liberté de tous…

Dans les bulles, pour toucher les étoiles !

Le projet

Effacer les frontières entre ceux qui bénéficient de l’éducation et les autres, un chemin primordial pour accompagner une solide éducation à la démocratie. Si on éduque ceux qui sont le plus à la marge dans une école dédiée à toute l’enfance, on éduquera mieux tous les enfants.

  • Un premier temps de deux journées dans la semaine
    • Mixer l’éducation essentielle de l’enfance en grande difficulté (handicap mental) avec l’accompagnement des difficultés courantes des enfants scolarisés
    • Associer les parents et les professionnels de l’éducation souhaitant observer les chemins permettant les prises de conscience dans la construction des apprentissages.
  • Un deuxième temps avec deux autres journées pour adultes
    • Réconcilier les adultes en situation d’illettrisme avec le plaisir et la fantaisie des découvertes des apprentissages fondamentaux.

L’hébergement

L’écologie du lieu est significative de son ambition. Ce projet doit se développer à proximité d’une école de la république, dans un espace qui lui garantir son identité, sa spécificité, sa liberté, sa souplesse, jusqu’à sa mobilité.
Les P’tites Bulles en Couleurs doivent pouvoir évoluer dans le temps, et son espace atypique – la yourte – garantit identité, spécificité, liberté, souplesse, mobilité, afin de répondre aux besoins éducatifs locaux, amplifier le projet, le déplacer vers un autre lieu souhaitant l’expérimenter, voire le fondre un jour à des systèmes éducatifs, ne créant plus sa nécessité.

La philosophie

La liberté d’apprendre vibre intensément dans la tête, le corps et le cœur de chaque enfant. Enseigner, c’est mettre en mouvement imagination et compréhension. Cet imaginaire cultivé à travers chaque apprentissage garantit la confiance, l’estime de soi, le goût de la connaissance : les atouts desquels émerge le développement de la personnalité, dans son unicité. Conter une histoire joyeuse de l’équilibre et de ses petits et grands déséquilibres, dans les rêves d’enfants. Ainsi accompagnés jusqu’à l’entrée de l’adolescence, seront-ils prêts à inventer la société de demain, en Hommes libres.

Mettre en scène le milieu

Enseigner pour nourrir l’imaginaire de l’enfant, cela exige :

• Une proximité avec la nature et les animaux
• Une qualité de présence de l’adulte qui accueille l’enfant à chaque instant
• Un milieu sécurisant, joyeux, avec des limites pensées par les adultes et les enfants, les adultes étant garants du cadre
• Du temps laissé au tissage des liens dans les relations, les apprentissages, entre les domaines de connaissances et du temps pour le bonheur de prendre soin de soi
• Des pédagogies qui accompagnent le développement physiologique et psychique de l’enfant
• Un lieu de partage avec les familles pour communiquer et vivre avec les enfants le chemin des apprentissages
• Une complicité entre les salariés, rayonnante et accueillante pour les personnes et les enfants
• Un bien-être dans notre espace nous conviant à la beauté.

Mettre en œuvre

“Rêver, ne pas être sérieux et jouer, c’est le travail le plus sérieux des enfants”

Apprendre ou questionner l’imaginaire, réaliser sa propre utopie et son autonomie de penser :

• Se jouer des connaissances afin de mieux en mieux les apprivoiser.
• Goûter à la subtilité de progresser dans la maîtrise d’une élaboration de structures indispensables à tout aboutissement

Enseigner oblige à l’art de composer avec ce qui se vit ici et maintenant, et repérer le geste que l’enfant est en train d’initier, ce qui implique de donner les bons outils au bon moment
Nous voyageons tous constamment entre l’apprenant et l’enseignant. Cette rigueur nous éclaire pour porter un projet pédagogique économique en temps pris sur la nécessaire oisiveté de l’enfance et économique en énergie humaine. Un paradoxe que nous expérimentons où la lenteur nous fait gagner du temps !

Le projet pédagogique

« Le problème de la fécondité de l’erreur ne peut se concevoir sans une certaine vérité dans la théorie qui a produit l’erreur » E. Morin

Au cours de deux cycles permettant de recevoir des enfants ayant accumulés des problèmes scolaires les éloignant des repères habituels, pour apprendre :

• Agir et tester la validité d’une idée en la confrontant à l’avis de ses pairs, les autres
• Pouvoir se tromper et avoir le temps pour recommencer : l’erreur dans la recherche est bien la source de l’énigme. Cependant le geste de la compréhension sera acté si la résolution n’est pas à cet instant affirmée par l’adulte mais éprouvée et déduite

La notion de juste ou faux n’a pas sa place dans cette démarche. La remise en questionnement de l’enfant est l’intervention unique de l’adulte.
Dans son développement, l’enfant passe d’un besoin de mobilité physique à une mobilité intériorisée. Les pré requis aux apprentissages intellectuels se déclinent dans cette dimension de la mobilité :

• Apprendre et mémoriser nécessite la mobilité du corps pour permettre la mobilité de la pensée.
• La capacité de changer de point de vue est nécessaire au processus de la connaissance et de la socialisation.
• La mobilité corporelle est une entrée pour l’intégration des connaissances et savoir-faire : laisser les compétences nouvelles tracer leur empreinte dans toutes les dimensions du corps.
• Le passage d’une mobilité très physique des jeunes enfants à la prise de conscience de cette mobilité intérieure de la pensée est un chemin indispensable à la régulation des flux émotionnels. L’enfant est ainsi outillé à une première autonomie

Cycle 1 – Les débuts de l’enfance : marcher, parler, penser

”Se redresser en équilibre, pour d’abord communiquer, et un jour raisonner »

Les activités extérieures sont favorisées grâce au contact avec la nature et une attention particulière aux cycles de ce milieu, en lien avec ceux que vit alors le petit enfant dans ses bouleversements physiologiques et émotionnels (temps de croissance, de retrait, tempêtes).
Nous favorisons les situations où l’environnement familier étayera les grandes étapes de développement en suscitant chez les élèves des contacts rassurants et positifs avec le monde, aussi beaux qu’insolites.
En accord avec la physiologie, les bases de la pensée seront éveillées autour de quatre grandes pratiques d’apprentissage :

• Favoriser le développement des sens, les capacités motrices et la coordination
• Mise en lumière des capacités d’imagination qui s’enracinent lors des expériences ludiques de la petite enfance
• La notion d’apprentissage est dans ce cycle surtout lisible par la découverte de la vie sociale
• Etre facilitateur dans la structuration des forces de vie qui habitent le jeune enfant
• Accompagner l’enfant à l’autonomie mais ne pas l’abandonner à une indépendance en inadéquation avec son étape d’âge qu’il doit pouvoir traverser dans un bonheur « suffisamment » confortable.

Les promenades régulières seront privilégiées car elles engagent le corps et la marche exerce les forces de la volonté nécessaire à toute mise en actes, en mots et en pensée.

L’enfant : « Je pose mes premiers pas dans les tiens afin d’avoir un jour en moi la force de résoudre seul les problèmes, contourner les obstacles, trébucher et se relever. J’apprends à reprendre la route, à me remettre en marche, à opter pour un autre chemin ».
L’adulte : « Je ne fais pas à ta place mais j’accompagne ta possibilité de faire en engageant l’énergie, les outils et le cadre nécessaire ».

Cycle 2 – rencontres de bulles didactiques

« Préférer la consigne à la conscience, non merci ! » V. Hugo

Nous privilégions les outils pédagogiques dont la qualité est de se subordonner au travail de l’enfant, à sa recherche, au goût pour l’art
Le temps du jeu, des rires, le temps de recommencer encore et encore, le temps du oui, du non, le temps de pause, de l’amitié, du questionnement, le temps de l’échange, du doute, le temps d’admirer, de créer, le temps d’imaginer, de rêver,…et alors savoir ?
L’esthétisme du lieu est pour nous une impérieuse nécessité, en reflétant notre personnalité et celle des enfants en expérience. Le mobilier est conçu pour apporter une flexibilité d’organisation et s’adapter rapidement aux changements des temps éducatifs et de mobilité des enfants dans leur appropriation des connaissances.
Les besoins du corps ne sont pas séparés des besoins de nourriture intellectuelle, au contraire, ils favorisent la richesse et la soif des connaissances, quand on les respecte.

Nous structurons l’extérieur avec :

• Une zone recréation ouverte à l’imagination avec des endroits repérés pour la détente ou le repos, de l’action physique : grimper, jongler, se balancer, glisser dans une prise de risques acceptable, évaluer ses limites et vivre ses exploits… des élaborations artisanales « faire du sable doux » ou goûter un peu de solitude et contempler ces possibles.
• Un jardin de culture des sens.
• Des espaces d’exposition. Prendre soin de ce lieu pour prendre soin de nous

Notre souhait est de recevoir des œuvres d’artistes et amplifier la beauté de notre bulle de « savoirs » à penser, nourrissant notre savoir être
La plus ancienne et universelle pratique artisanale est le tissage, ce qui a sans doute accompagné les Hommes dans leurs progrès à « tisser des liens « 

Ambition démocratique du lieu

  • Éduquer n’est pas un geste technique mais un Art. Toute pédagogie bonne pour un enfant en grande difficulté est bonne pour les autres, et toute pédagogie qui n’est pas efficiente pour un enfant avec de fortes particularités ne sera pas efficiente pour les autres.
  • Les valeurs humaines, éthiques et morales sous tendent notre ambition pédagogique. Ce sont les seules vraies richesses inépuisables que tout citoyen du monde possède et nous faisons en sorte de ne jamais cristalliser nos belles idées et toujours les porter en questionnement.
  • Une proposition éducative qui actualise les visées éducatives des pédagogues du début du XXème siècle
  • Une « savante » composition au plus proche d’une vraie expérience de démocratie répondant à l’inéluctable liberté de penser, la nécessaire égalité et la douceur de la fraternité.
  • Un projet pédagogique ambitieux qui multiplie les entrées possibles. Un passage, vers l’abondance culturelle, offrant à chaque enfant un chemin de traverse où prendre sa place, pourtant un projet écologiquement et financièrement économique !

En attendant l’ouverture officielle des P’tites Bulles, nous sollicitons vos nombreuses bulles de soutien
Les actions de financement participatif sont nécessaires à notre proposition même par petites gouttes : une petite bulle arc-en-ciel dans la tête pour tous les acteurs et les partenaires de cet espace
Premiers objectifs : financement de la yourte, et reconnaissance du projet par l’Education Nationale.

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