Juillet 2015

Tour de table sur les envies d’agir en cours

Des hommes et des lieux (DHDL) : deux axes privilégiés, la rue et l’Algérie

Cet « atelier Algérie » s’inscrit dans la recherche d’une dynamique d’apaisement, de briser le silence, de réinventer une prochaine histoire collective dans un cadre bienveillant à partir de travaux d’écriture (ou d’autres supports). Ateliers le mardi soir de 18 h à 21 h à Locaux’motiv dès septembre.

Raconteurs d’itinéraires professionnels : une dynamique bien enclenchée

Compte tenu du succès de la démarche engagée auprès d’étudiants, et bientôt dans un lycée, il y a lieu de penser au renforcement de l’assise de cette activité. Une AG a été organisée et a débouché sur deux décisions majeures :
– La création d’une association
– Une adaptation des récits au contexte des classes de seconde

Petites bulles en couleurs

La ministre de l’Education Nationale a fait savoir par son cabinet qu’elle approuvait la démarche. Lassociation pourra plus facilement trouver des ressources propres pour passer en phase opérationnelle avec cet appui. Lancement en septembre !

APPS’SOLU

Les contacts avec les promoteurs se poursuivent. Un groupe de travail habitat et mutualisation a réuni des candidats potentiels .

Des envies d’agir à élaborer

Des plantes dans la ville : accompagner les initiatives d’Alternatiba en organisant une marche de découverte de la nature à Bron le 11 Octobre. A la recherche de soutien (Anciela ?) et de participants

« Accroître les capacités d’agir » : la contribution d’Agir café en perspective…

Trois mini-ateliers sont organisés en séance, sur 3 thèmes :
1. Revisiter nos critères fondamentaux d’empowerment au regard de l’expérience des Hommes et des Lieux
2. Les projets d’énergies citoyennes présentées le 6 mai : en quoi relèvent-ils de « l’empowerment » ?
3. L’émergence des envies d’agir et leur renforcement

Atelier 1 : Nos critères d’empowerment

Il y a deux ans, déjà, Agir café s’est défini une charte qui décline en 7 critères cette idée fondatrice de l’empowerment, dont le premier semble essentiel. Comment est-il appliqué ? Est-il encore d’actualité ?

Critère 1 : un projet soutenu est-il cohérent avec l’esprit de l’empowerment ? Est-ce qu’il contribue au développement des capacités des citoyens et de leur pouvoir d’action et leur donne un potentiel de transformation afin de mieux prendre en main leur vie, leur travail, leur avenir, leur environnement ?

S’interrogeant sur le projet «  Des Hommes et des Lieux » dont le but est la production de biographies collectives et la tenue de « laboratoires d’écriture », au service de la liberté des mots et des envies d’écrire, pour favoriser l’inclusion et développer l’expérience humaine et l’intelligence collective…, la réponse, en table ronde, est positive car le bénéfice du passage à l’écrit peut être mis au profit de tous, anonymes, précaires, sans voix, même à ceux qui n’ont pas – pour un problème de langue ou d’éducation – la capacité à écrire voire à s’exprimer !

A noter cependant que dans ce cas un problème de ressources se pose, à résoudre par de la subvention, du sponsoring… (c’est le projet en cours)

Sans aller plus loin, le résultat produit par le « processus DHDL » donne bien au collectif qui l’investit, du « pouvoir d’action », du « potentiel de transformation » selon les termes de notre critère N°1. Les mots pour le dire sont très proches : Etre des passeurs de mots, Contribuer à la construction d’une société plus hospitalière et humaine, inclusive et féconde de la singularité de chacun, Faire bouger nos regards, quitter nos représentations et nos a priori.

Sommes-nous encore d’actualité ? Il semble que oui, d’autant plus que forts du bagage DHDL, l’émergence de projets est toute proche, d’autant plus que la pépinière est bien au point : Agir Café

Atelier 2 : Les projets d’énergies citoyennes présentés lors de l’Agir Café du 6 mai : en quoi relèvent-ils de « l’empowerment » ?

Même interrogation que l’atelier 1 : sommes nous « dans la plaque » de l’empowerment concernant ces projets de production d’énergies portés par des citoyens ?

Critère 1 : cf. atelier 1. Oui, bien sûr ! Le potentiel de transformation de la société par ces projets est évident…

Critère 2 : « les projets s’adressent ils à des personnes habituellement éloignées des décisions publiques ? » Non, pas vraiment… car si ces projets ne sont bien sûr pas fermés aux citoyens « sans voix », ils sont essentiellement portés par des « citoyens investis »… Cela pose la question de la « distance sociale » que nous ressentons tous dans nos actions, car il ne suffit pas d’être de bonne volonté pour rencontrer les personnes les plus défavorisées…

Critère 3 : « développement de formes d’intelligence collective » ? Oui, le travail accompli à travers ces projets est stupéfiant de ténacité et de créativité…

Critère 4 : « perspective d’une société plus juste ? ». Oui aussi, car la dimension démocratique de ces projets est inscrite dans leurs gènes…

Critère 5 : « expression de besoins de transformation de l’environnement ? ». Oui encore, car la transition énergétique est clairement un objectif populaire de sauvegarde de l’environnement.

Critère 6 : « aspects économiques traités par ESS ? » : oui, car ces projets sont des projets « à lucrativité limitée »…

Critère 7 : « organisation de la dissémination des idée ? ». Et encore oui pour finir, puisque la venue des porteurs de ces projets à l’Agir Café prouve qu’ils ont à cœur de populariser leurs idées. C’est également un des aspects intéressants de l’Agir Café de pouvoir participer à cette dissémination…

Au total, des projets donc totalement dans notre cible. Reste la question de la distance sociale, éternel « caillou dans la chaussure » car se rapprocher des plus démunis dans la société ne se décrète pas… A creuser !

Atelier 3 : L’émergence des envies d’agir

L’initiateur d’une envie se heurte à la difficulté de situer son idée dans un espace complexe, où il doit beaucoup butiner pour trouver des informations pertinentes, puis du soutien : s’il peut jouer un rôle d’étincelle, il a besoin de catalyseurs, de passeurs, de ressources méthodologiques, d’expertise, et de politique.

L’isolement de l’initiateur d’une envie peut se rompre en constituant un mini groupe, ou rejoindre une plus grosse structure, mais il cherche un appui en phase de définition, pour réussir à construire et écrire son envie d’agir, point de passage difficile si l’on veut que le projet reste en même temps ouvert aux contributions de ceux et celles qui le rejoignent.

La question de l’enrôlement de nouveaux acteurs, en particulier des usagers du projet pose des questions de représentation de ce qu’on veut faire, de vocabulaire, de temps pour la palabre et pour l’élaboration de stratégies en marchant.

Se donner un objectif temporel est contraignant, mais salutaire.

Comme le dit une des participantes, « on n’a pas été préparées à vivre ensemble »…

Prochain Agir Café le 2 Septembre à 18 h

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