Décembre 2015

Invitation de Pierre Rosanvallon

Rappel : Agir café invite Pierre Rosanvallon le 8 février à l’UCLY. Professeur au Collège de France, s’il est largement connu pour ses contributions d’historien et de sociologue, il a aussi pris l’initiative de raconter la vie et d’animer un débat d’idées propre à renforcer le pouvoir des citoyens. Il s’agit de rassembler un grand nombre de personnes intéressées par les questions d’avenir de notre système démocratique pour l’écouter parler et discuter de son dernier ouvrage « le bon gouvernement ».

Des thèmes à débattre

Trois familles de questions pourraient être considérées

  • Les relations initiatives citoyennes/politiques
  • Le pouvoir d’interpellation des citoyens
  • La place des relais institués

Les relations initiatives citoyennes/politiques

L’exemple des P’Bulles en Couleur (projet d’école à processus pédagogique innovant) illustre une partie des questions posées par la rencontre de porteurs d’idées et les administrations. Au niveau central, d’abord, dans la mesure où ce projet interpelle une administration centralisée : l’Education Nationale, peu ouverte à des démarches innovantes (malgré la rencontre avec un inspecteur en charge de l’innovation…) et malgré l’encouragement de la ministre. Au niveau local, le projet avance avec un soutien mesuré du maire et de la communauté de communes.

Le projet des Raconteurs d’Itinéraires Professionnels est mieux accepté à ce stade d’expérimentation, et dans son cadre gratuit… Reste à tester l’élargissement possible de l’expérience

Le pouvoir d’interpellation

Les exemples de difficultés relatives à de grands projets d’aménagement (Sivens, Notre Dame des Landes,…) montrent la difficulté de la concertation dans des contextes où la démocratie représentative est débordée par les enjeux contradictoires de projets dont personne n’a la lecture complète de la complexité. Les groupes de pression, la presse, les élus à différentes échelles ne permettent guère au citoyen d’avoir une lecture intelligible des enjeux des dossiers.

Ici la notion d’information objective est vaine, le travail sur les dossiers très lourd, le processus de décision opaque… De nombreux dispositifs de concertation sont mis en œuvre, (ateliers populaires d’urbanisme, Agenda 21, élaboration sociocratique du projet de pays d’Anduze), mais font parfois l’objet de procès de manipulation, et se heurtent au manque de compétences des citoyens.

La place des relais institués

 La « société civile » est représentée dans différents conseils, dont le plus institutionnel est le CESER. Peu de lisibilité sur son rôle et sur ses pouvoirs d’évocation…

Il arrive que les citoyens soient représentés à la demande des administrations, en distinguant deux types de conseils : société civile et expertise dans une expérience en Rhône-Alpes.

On a pu aussi témoigner de l’intérêt potentiel des jurys citoyens, à l’image des jurés, membres tirés au sort des juridictions d’assises

Finalisation des contenus pour la conférence de Pierre Rosanvallon, lors de l’Agir Café du 6 janvier

 

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